Présentation

Directeur : François QUANTIN

L’Institut de Recherche sur l’Architecture Antique, créé sous le nom de « Service d’Architecture Antique » en 1957, a été organisé, dès l’origine, en bureaux répartis sur le territoire. Devenu « Institut de recherche » en 1983, l’IRAA est resté laboratoire propre du CNRS (UPR 5500) jusqu’à son passage au statut d’UMR (6222) en 2006 et d’USR (3155) le premier janvier 2008. À côté des programmes thématiques spécifiques, l’IRAA est de plus en plus amené à développer des activités d’expertise, en France et à l’étranger, à la demande des partenaires de la recherche archéologique : services du Ministère de la culture (SRA et CRMH), CMN, INRAP, collectivités locales, instituts français à l’étranger, directions de l’archéologie des nombreux pays dans lesquels interviennent les membres du laboratoire.

Le déploiement territorial du laboratoire permet de favoriser la collaboration entre les bureaux et les acteurs de l’archéologie en région, sans nuire à l’unité scientifique du laboratoire. Les membres des quatre bureaux collaborent tous aux programmes et participent ou ont participé collectivement aux grands travaux. La vocation de l’IRAA à intervenir sur le territoire métropolitain répond à l’un des objectifs majeurs fixés par les fondateurs : étudier les monuments antiques conservés ou à découvrir en France. Cette mission que l’IRAA n’a jamais cessé de remplir n’empêche pas ses membres de participer à de nombreux chantiers à l’étranger. Actuellement les membres du laboratoire interviennent dans presque tous les pays du pourtour méditerranéen. Enfin l’adossement du laboratoire à plusieurs institutions de recherche réparties sur l’ensemble du territoire (MMSH d’Aix-en-Provence, MOM de Lyon, ICL en Aquitaine) lui assure une meilleure visibilité.

La spécificité des recherches de l’IRAA consiste à faire collaborer des architectes diplômés des écoles d’Architecture, dotés d’une solide formation théorique et pratique à l’archéologie, et des chercheurs spécialisés dans l’étude de l’architecture antique et de ses contextes documentaires classiques fournis par l’archéologie des mobiliers, littérature ancienne et l’épigraphie (archéologues, historiens, historiens de l’art). Ces chercheurs viennent de plusieurs horizons institutionnels : le CNRS bien sûr, les universités, l’INRAP dont les chercheurs apportent beaucoup au laboratoire, les SRA et les collectivités territoriales. Cette collaboration entre chercheurs et architectes s’applique à l’ensemble du processus de la recherche, du relevé sur le terrain jusqu’à la réalisation des plans, des dessins des blocs, des restitutions en vue de la publication, en passant par l’étude architecturale et comparative. Ce type de travail implique souvent, pour les architectes du laboratoire, un engagement de longue haleine dans l’étude d’un site ou d’un monument. Il peut aussi prendre la forme d’une collaboration ponctuelle sur un aspect spécifique de l’étude exigeant le recours aux compétences de spécialistes. Ce type de compétence explique que le laboratoire soit très souvent sollicité par les collègues étrangers qui ne disposent pas de services équivalents. L’Institut de Recherche sur l’Architecture Antique est la seule unité de ce type en France et l’une des rares institutions spécialisées en architecture antique en Europe.